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Exposition

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L'imprimerie en Lorraine

En Lorraine, l'imprimerie se développe tardivement. C’est à Metz qu’est imprimé le premier livre en 1482, et bientôt plusieurs impressions voient le jour. En 1502, un Missel de Toul sort des presses de Martin Mourot à Longeville-en-Barrois ; le prêtre Pierre Jacobi publie en 1503 à Saint-Nicolas-de-Port un livre d’heures, le gymnase vosgien prospère à Saint-Dié…
C’est dans la seconde moitié du XVIe siècle, période de développement économique, que l’imprimerie s’installe durablement dans les duchés. Charles III se dote d’une imprimerie officielle à l’hôtel de ville de Nancy à partir de 1564. Le duc rémunère des typographes (Nicolas Hiérosme, Jean Janson…) chargés des publications officielles en plus de leur activité propre.  A Nancy paraît  en 1572 Le Parnasse des poetes françois modernes... Les autres centres importants sont Pont-à-Mousson, ville dynamique qui attire le parisien Sébastien Cramoisy en 1621, Metz avec les Fabert, Saint-Mihiel avec les Dubois.

Les autorités politiques et religieuses qui voient d’abord dans l’imprimerie un dangereux instrument de propagation des idées protestantes, savent ensuite en faire un outil efficace au service de la Réforme catholique. Nicolas Bacquenois imprime ainsi pour l’évêque de Verdun Nicolas Psaume, tandis que Simon-Saint Martel officie pour l’évêché de Toul. L’université créée à Pont-à-Mousson en 1572 est dotée d’un atelier, qui en plus des travaux d’étudiants, publie de nombreux textes contre l’hérésie. Après 1630, l’imprimerie en Lorraine est durement touchée par la guerre de Trente ans.