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Exposition

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La contre-réforme

Les idées réformées de Luther et de Calvin ont du mal à percer en Lorraine ducale. Fondées sur une spiritualité personnelle, elles se répandent plus facilement dans les villes bourgeoises comme Metz. Le tissu lorrain, paysans, seigneurs et petites villes, demeure attaché à des formes collectives et traditionnelles d’expression de la foi.

Une terre de reconquête spirituelle

C’est pourquoi la Lorraine, avec les Pays-Bas espagnols et le Milanais, est un élément essentiel de la « dorsale catholique » que le Concile de Trente (1545-1563) s’attache à construire face au monde germanique protestant.
Les ducs de Lorraine, au premier rang desquels Antoine, grand défenseur de la foi contre les Rustauds, et des évêques missionnaires, comme Nicolas Psaume à Verdun, organisent la résistance catholique par différents instruments :
- Juridique : interdiction de la religion prétendue réformée dans le duché en 1523 et 1617, chasse aux sorcières de Nicolas Remi ;
- Pédagogique : manuels religieux, ouverture de l’université des Jésuites de Pont-à-Mousson ;
- Théologique : publications de controverse telles les « Catéchèses » de Jean Haren de Valenciennes (Nancy : Blaise André, 1599) ; installation de nombreux couvents d’ordres missionnaires sur les terres ducales (capucins, cordeliers) afin d’armer spirituellement les populations.

Une réussite locale

Ce volontarisme est une réussite : les lettrés lorrains demeurent attachés à la foi catholique qu’ils contribuent à défendre par leurs ouvrages spirituels. Au plan politique, les Guise, cousins immédiats des ducs de Lorraine, prennent la tête de la Ligue en France face au parti des protestants incarné par le roi de Navarre Henri, futur Henri IV. En ce qui concerne le livre, les nombreuses publications nécessaires à l’édification des religieux et des laïcs assurent une confortable rente à plusieurs ateliers d’imprimerie attachés aux évêchés de Toul et de Verdun, ainsi qu’à l’université de Pont-à-Mousson (Benet, Marchant, Vostre).