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Exposition

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[Portrait astrologique de Bernard du Poey]

Portrait astrologique de Bernard de Poey. Estampe de Pierre Woeiriot de Bouzey (1532-1596?)

Une "terre de graveurs"

Si la Lorraine a toujours été qualifiée de terre de graveurs, la notoriété de l’École lorraine du XVIIe siècle avec Jacques Callot a peut être fait oublier que, dès le XVIe siècle, la Lorraine a vu naître de grands artistes.
Au XVIe siècle, l’estampe n’est encore qu’une création récente. Les premières gravures sur bois peuvent se dater des années 1370-1380 et les premières gravures sur métal des années 1430. D’abord utilisée dans l’illustration des livres, l’estampe prend peu à peu son indépendance. Le souffle artistique de la Renaissance transforme les modèles iconographiques hérités de l’époque médiévale. Les écoles italiennes et allemandes s’affrontent et parfois se pénètrent.

Production limitée mais de qualité

La Lorraine est une région où la publication d’ouvrages au XVIe reste limitée, mais la qualité de ses productions est d’une réelle originalité. Dans le domaine de la gravure sur bois, ce sont les œuvres de Gabriel Salmon qui témoignent de la vitalité de l’école lorraine. Son style puissant, qui rappelle l’influence allemande, et son audace dans le traitement iconographique des sujets en font un artiste de premier ordre. Dans la gravure sur métal, Nicolas Béatrizet et Nicolo della Casa s’illustrent comme des héritiers de l’école italienne de Marc-Antoine Raimondi. Installés à Rome dès 1540, il consacrent l’essentiel de leur talent à la diffusion des modèles antiques et des chefs d’œuvres des maîtres italiens. Les œuvres de Pierre Woeiriot de Bouzey ainsi que celles plus tardives d’Alexandre Vallée attestent également de la vitalité de l’école lorraine de gravure ainsi que de son indépendance vis-à-vis de l’art conventionnel de Fontainebleau.